Voir la vie du côté de Brest sans voiture, c’est possible. C’est ainsi pour Sébastien dont l’idée d’avoir un véhicule ne lui a même pas traversé l’esprit. C’est l’un des avantages à vivre dans la zone centrale d’une ville, on peut tout faire à pied et à vélo. Et cela, c’était le choix de ce brestois amoureux du « prendre son temps ». 

Prendre le temps

« En voiture on est dans l’urgence, le stress. Le vélo reste le moyen de locomotion le plus fiable (quand il n’y a pas de casse). Nous allons à la vitesse à laquelle nous souhaitons aller. C’est également un gain de temps, car je m’active en même temps et cela me détache du stress ». Sébastien a quitté Paris il y a 3 ans et vit aujourd’hui au centre de la ville de Brest. Ce choix de locomotion, il ne l’a pas fait par soucis d’économie mais plutôt pour le plaisir « de prendre le temps » de se déplacer. « Je n’ai pas de position anti-voiture, je pense juste que beaucoup de déplacements du quotidien peuvent se faire à pied ou à vélo ».

Cet ancien administrateur de l’association Brest à Pied et à Vélo, était régulièrement amené à discuter lors d’évènements avec des personnes qui évoquaient qu’avec les enfants ce n’est plus possible le vélo, ou bien que transporter des courses est bien trop lourd. Toutes les solutions à leur disposition que sont les remorques ou vélos-cargos étaient alors évoquées. « Et quand ils essayent, il y a comme une prise de conscience. Rien que cela, c’est une première approche ». A Brest, on trouve également une vélo école pour adultes. Histoire de revoir les bases et de retrouver confiance en soi quand on pédale en ville. Et ce n’est pas la météo qui arrête les cyclistes. Selon Sébastien, et les retours de certains membres de l’association, il y a toujours plus de cyclistes malgré le froid et la pluie: « C’est tout un débat, mais l’essor du vélo électrique a beaucoup joué ».

Prendre du plaisir

« Même si la conduite en ville demande plus d’attention, je choisis l’itinéraire le plus plaisant pour moi. Et tout outil qui permet de prendre en compte le dénivelé et les aménagements cyclables est un bel outil ». Pour Sébastien le vélo cela a démarré enfant, dans un club de vélo cross. Et puis plus rien. C’est à Brest qu’il s’y est remis. « C’est un outil de déplacement au quotidien ou pendant mes vacances. Une alternative intermédiaire ». Et côté entretien, il est de ceux aiment comprendre. Avec les ateliers participatifs, il a appris à maitriser l’objet, comprendre les pannes et c’est « plutôt plaisant » confie-t-il.

Ne pas culpabiliser

Quand nous évoquons le frein que certaines personnes ressentent à laisser leur voiture pour prendre un vélo, les raisons sont pour lui multiples. « En plus les gens se sentent facilement culpabilisés, avec une désagréable sensation de leçon de morale. Il ne faut pas avoir de discours moralisant, juste échanger sur les possibles ».