La rentrée est là et les habitudes avec. Si certains ont adopté le vélo ou la trottinette comme moyen de locomotion alternatif, d’autres ne sont pas complètement convaincus ou peut être leur manquent-ils les mots justes pour franchir le cap. Et puis, changer ses habitudes, n’est pas synonyme de changement radical. Rencontre avec Corentin Le Martelot, auteur de Moins d’auto pour aller au boulot, pour dissiper les doutes ou pour avoir de bons arguments à partager avec ceux qui hésitent encore.

 

A trente ans, cet urbaniste a commencé à vivre une vie à vélo alors qu’il n’était qu’étudiant à Grenoble. Il est ainsi l’auteur de Moins d’auto pour aller au boulot, un livre qui dresse une vision honnête des alternatives possibles dans nos déplacements.  Aujourd’hui installé à Brest, Corentin Le Martelot a dressé, à notre demande, un inventaire éclairé sur le pourquoi des alternatives à la voiture. « Ce n’est pas dramatique, moins d’auto. Bien entendu ce n’est pas forcément pour tout de suite, tout le temps et pour tout le monde. Il faut nuancer et relativiser l’approche. Malgré des organisations de vie différentes, il y a forcément une alternative à la voiture qui nous convient : dans les transports en commun on va avoir du temps pour lire, rêvasser ou dormir. Le vélo séduira quant à lui ceux qui veulent bouger un peu plus. Mais l’idée principale est de se faire plaisir ».

Des arguments à retenir

  • « L’entreprise est un contexte favorable pour se lancer dans moins d’auto. Un jour, dans une entreprise, nous avons affiché le plan de la ville en situant le lieu de l’entreprise, les habitations des employés et les transports en commun. Le personnel s’est rendu compte, par manque de connaissance, que ce n’était pas si loin. Ce genre d’actions permet de lever des freins. Les employés sont amené à l’échange entre eux, comme le partage de petits tronçons intelligents ».
  • « La santé ! On le sait peu ou pas assez. Nous sommes une population avec un mode de vie plus sédentaire. Opter pour un mode de transport actif, permet d’exercer une activité physique par jour. »
  • « C’est économique. Sur le plan national, on compte moins d’arrêts de travail pour la sécurité sociale. Sur le plan personnel, la voiture est un trou dans les finances (5 ou 6 000 euros par an) ».
  • « On est dans la certitude du temps de parcours et la fin de la recherche du parking. »

Face au sentiment de peur

« C’est un sentiment naturel qui vient de tout ce que l’on a pas l’habitude d’utiliser ».

  • « Les vélos écoles ont l’avantage de proposer différents niveaux de formation. On peut ainsi y aller juste pour trouver l’équilibre. Le fait d’aller apprendre, c’est un super moyen de lever ce sentiment de peur ».
  • « Certains ont un apriori infondé sur la peur de la pollution. Ils se disent qu’ils vont être essoufflés et  qu’ils vont respirer les pots. En fait c’est l’inverse qui se passe : l’habitacle d’une voiture est bien pire. Mais cela reste une idée très ancrée. »

 

Avec Geovelo

C’est le seul à jouer le rôle de la carte des mobilités douces : Savoir par où je passe quand je ne suis pas habitué. Cela rend le déplacement vélo accessible pour de nombreux personnes, cela les rassure de savoir qu’ils sont guidés sur des routes moins chargées. Geovelo contourne les trajets des autos et guide ses utilisateurs sur d’autres parcours.

A lire et à offrir :

Moins d’auto pour aller au boulot – Infos